18 juin 2008
Présentation (s)
Un homme libre |
Laurent Bourdelas est né en 1962 à Limoges. Les Bourdelas sont une très ancienne famille de paysans et de hobereaux. Les Vinoy, du côté maternel, étant une famille bourgeoise du Nord issue de nobles espagnols ayant occupé les Flandres... (voir "Des Champs de fraises pour toujours" - L'Harmattan). Certains furent des "ponticauds" (du quartier du pont St-Martial à Limoges), d'autres liés aux bouchers de la ville. Portrait(s) d'un homme libre, à travers des extraits de: "Laurent Bourdelas, 20 ans d'écriture éditée et d'action culturelle", Encres vives n°321, 2005 (à se procurer 2, Allée des Allobroges, 31 770 Colomiers, 6,10 euros - Direction: Michel Cosem) "Pas évident donc de trouver une métaphore pour un tel être: un arbre bien enraciné qui regarde de l'autre côté de la terre. Vers une île, une femme, un voyage, un lointain pays..." (Marie-Noëlle Agniau, écrivain et philosophe) "Il est un homme du Sud, un dilettante qui s'ignore, un poète au style léger en quête d'ataraxie" (Olivier Frébourg, écrivain) "...l'homme de lettre qui ne s'est jamais vraiment remis de son enfance ou plutôt adolescence. Qui a le goût du voyage, de l'exotisme, de la chose rare, de l'accident et du hasard esthétique." (Patrick Mialon, écrivain et critique d'art) Un "cueilleur d'impressions..." (Georges Landais, poète et journaliste) "Il n'est après tout qu'un gentleman dont le coeur est plein d'amour et de tendresse." (Isabelle René) "Laurent Bourdelas est un aventurier toujours en partance, peut-être déjà parti (...) Il a d'innombrables fenêtres dans son futur, comme si son futur était déjà un présent; des fenêtres pour être heureux, heureux d'être dans la vie, quand la vie est dans les autres." (Alain Lacouchie, poète). Avant la représentation de La Calobra, une création du collectif Wild Shores, d'après le texte de Laurent Bourdelas, Théâtre Expression 7, Limoges, le 2 mai 2008: à gauche, Marc Roques, du collectif; à droite, Laurent Bourdelas. |
Critiques
Regard extérieurs Laurent Bourdelas lit "Les Chroniques d'Aubos" à Bellac, avec le chanteur Bernart Combi et le musicien Olivier Peirat, 23 mai 2008. "Est-ce que la littérature du temps "mérite" votre livre?" |
"Dans un Limousin de Far West", les Chroniques d'Aubos vues par le critique Jean-François Julien (Le Populaire du Centre du 17 avril 2006): Laurent Bourdelas est un peintre. Les petits évènements, les personnages qui habitent son univers n'échappent pas à la vigilance de son stylo. Véritable promeneur, Laurent Bourdelas remonte les sentiers de l'histoire, rejoint la vallée de son enfance, puis sillonne le Pays de Pierre-Buffière où il vit aujourd'hui. Fondateur de L'Indicible frontière, Laurent Bourdelas a réuni, dans "Chroniques d'Aubos", des textes épars écrits entre 2001 et 2005. Les remières pages sont consacrées à cette maison où il habite depuis 1995. Une sorte de serre où fleurissent les poèmes et les textes. Non sans tristesse, il voit pousser autour de son domaine les pavillons roses. L'auteur regrette le temps des châteaux. Dans les forêts environnantes où vaque son imagination, il croise parfois les fantômes des moines, des seigneurs et des bandits. Mais sous les coups de feu des chasseurs, les ombres s'effacent et la rêverie s'effondre comme une biche blessée. "Les Chroniques d'Aubos"(2006), vues par Jean-Paul Gavard-Perret, critique et universitaire (Université de Haute-Savoie): Dire. Raconter. Sans omettre une ligne. Tenir le fil (par le bon bout?). Tenir à ces fils perdus, voir quand ils cassent. Tenter de voir, de savoir, de regarder enfin. Se regarder. Regarder l'image à travers ces lambeaux épars. L'image mais pas dans le miroir: dans le labyrinthe et l'écart. Il y a ainsi l'écart de l'oeuvre comme il y a un écart du temps. Ne pas en effacer la matérialité, ne pas en enlever la texture. Avec une multitude de possibilités pour les suivre dans leur labyrinthe. Avec cette dynamique féconde qui n'immobilise rien au moment où tout semble en arrêt (sur image). Oui, toutes ces possibilités sauf peut-être celle d'en sortir. Juste l'appréhension d'un champ, d'un chant. Etre ainsi dans l'oeuvre sans y être, voir à travers, saisir dans cette masse ce que Beckett percevait: non la choseté de la chose mais la "choséité". Le sens et le son d'un destin. Rien d'autre d'une vie, cette masse. Cette matière. Ce repli. Voir le visible ne suffit plus. Il faut aller plus loin, voir à travers. Il s'agit de voir le voir: comment nous voyons lorsque nous voyons. "Une indéniable qualité d'écriture..." (Jacques Morlaud, L'Echo, 28 avril 2006) (avril 2006) "Sombre nuit où fut ma mort", poèmes, 2006, vu par Marie-Clotilde Roose, animatrice du Cercle de la Rotonde (Bruxelles), poète et philosophe. ...Sombre nuit où les mots brandissent des épées de lumière contre les maux, des mots remplis de poignante douceur et nostalgie profonde: "j'écris déjà le poème de ta perte". Si le titre n'était si explicite, et aussi le dernier texte, on ne se douterait pas de la souffrance qui le tenaille, car le recueil n'est pas plaintif, il évoque la douleur en la regardant avec cette distance qui la rend presque étrangère; l'auteur vole avec ses rêves au-dessus des jardins sombres, "les volets ouverts", il se promène sur des lieux de pélerinage, il accomplit des riteslà où "les lavandières ont disparu": travail de mémoire et traces pour un grand passage pressenti, redouté, accepté, traversé. Et la traduction - passage vers - en occitan, participe d'une mélopée initiatique, dirait-on, du chant shamanique visant à perdre la douleur dans l'incantation elle-même... (avril 2006) "Grand connaisseur de la littérature contemporaine, auteur accompli lui-même, historien et journaliste, Limousin de naissance et de cœur, Laurent Bourdelas avait toute légitimité pour dresser un panorama historique de la littérature en Limousin. (Centre régional du livre du Limousin, à propos de Du pays et de l'Exil - Un Abécédaire de la littérature du Limousin, Les Ardents Editeurs, 2008). |
Ecrivain?
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Photographie
Hors des clichés Nouveaux travaux, juin 2008 |
Laurent Bourdelas mène un travail photographique depuis les années 1980. Il a participé à diverses expositions collectives et individuelles, ses photographies ont été publiées et parfois primées. en 2000, participation au parcours étoilé du plasticien Max Grandjean (exposition collective CAUE Limoges) en 2003, "Rue d'enfance", exposition "invitée d'honneur" de "Lire à Limoges": 30 photographies de L.Bourdelas exposées au Pavillon de l'Orangerie du Palais de l'Evêché de Limoges, avec des textes de plusieurs écrivains invités dont Georges-Emmanuel Clancier. (Des centaines de visiteurs sont venus voir cette exposition). en 2004, "Pierre Buffière, un parcours". en 2006, "Bruxelles chérie", salon de la revue de Limoges, Pavillon du Verdurier, 16-18 juin, puis, été 2006: galerie municipale de Saint Mathieu (87/PNR). janvier 2007: "Le Chant d'Oradour", Palais du Luxembourg (Paris), Paris. juin 2008: "Et si nous en appellions à nos âmes?", Office du tourisme de Bellac. Travaux photographiques visibles sur: http://www.bourdelas.canalblog.com |
Les livres de Laurent Bourdelas
Commandez aujourd'hui! |
Les ouvrages indiqués ci-dessous sont ceux qui sont toujours disponibles chez l'éditeur en avril 2006 - Il ne s'agit donc pas d'une bibliographie complète... (Laurent Bourdelas a publié 21 livres, des textes dans de très nombreux journaux et revues). Chez les Ardents Editeurs (Limoges): "Du pays et de l'Exil - Un Abécédaire de la Littérature du Limousin", postface de Pierre Bergounioux, lettrines d'Alain Duban, 16 x 22 cm, 224 pages, 20 euros. http://www.lesardentsediteurs.com Diffusion L'Indicible frontière, "Villa Clio", F-87 260 Vicq-sur-Breuilh (ajouter 1,98 euros pour le port): "la Calobra", poèmes de Majorque, Editions Eolia, 10 euros. Sélection Prix Littérature insulaire d'Ouessant 2007. "Les Chroniques d'Aubos", fragments, Le Luy de France, Orthez, 10 euros. "Le Chemin des Indigotiers - Fragments de Port-Louis" (salué par France Culture), 10 euros, derniers exemplaires. Aux Editions L'Harmattan (Paris): "Des Champs de fraises pour toujours", l'histoire de 3 générations, de 1930 à 1980, celle de la famille de l'auteur, entre guerre, résistance et "années lycée" (70), 11 euros. "Le Paris de Nestor Burma - L'Occupation et les trente glorieuses de Léo Malet", un essai très fouillé de près de 200 pages. Aux éditions Encres Vives (Michel Cosem), 2 allée des Allobroges, 31 770 Colomiers (6,10 euros l'unité/format A4): "Où l'océan devient piscine et chants d'oiseaux" (derniers poèmes inédits de l'auteur) "Sombre nuit où fut ma mort", poèmes "Laurent Bourdelas, 20 ans d'écriture éditée et d'action culturelle", pour tout connaître de cet auteur: témoignages d'écrivains et d'amis, textes inédits, photos, critiques, extraits de lettres reçues... "Et je reviens encore au Port-Louis", poèmes "fragments d'un Journal de la Compagnie des Indes", poèmes "La Petite femme de chambre asiatique", récit du Belles Rives, l'hôtel de Fitzgerald au Cap d'Antibes Editions Lucien Souny (Limoges): "Châlucet en Limousin, site historique, site romantique" (un best-seller!), monographie avec de nombreuses photographies sur ce site archéologique et naturel majeur du Limousin, avec ses 2 forteresses médiévales, que l'auteur a très largement contribué à sauver de 1992 à 1997. "Plaidoyer pour un limogeage", un essai à lire pour (re)découvrir Limoges, y compris (et surtout?) si on ne la connaît pas... Idéal pour préparer un séjour. Drôle et décapant. Laurent Bourdelas publie dans de nombreuses revues, dont L'Indicible frontière (dans chaque numéro). A lire dans celle-ci son essai sur "La Peau des femmes" (n°8, juin 2006, 10 euros). Participation à "Algérie, je t'écris!", Télérama hors-série, 2001, 7,20 euros, texte lu sur scène par A.Ascaride. Dans "Machine à feuilles" n°21, son texte sur la B.D. intitulé "Le Pied-Tendre" (Centre régional du livre en Limousin -ALCOL, 13 bd Victor Hugo, 87 000 Limoges, 4,50 euros). Voir aussi les revues Ici è là (Guyancourt) ou Diérèse. |
26 mai 2009
Le compte-rendu de l'Abécédaire de la littérature du Limousin dans Histoires littéraires
Laurent Bourdelas, Du pays et de l’exil. Un abécédaire de la littérature du Limousin.
Postface de Pierre Bergounioux (Les Ardents Éditeurs, 2008, 224 p., 20 €). Le régionalisme n’est
plus ce qu’il était et la province n’est plus une exoplanète perdue dans un vide sidéral. Limoges, la
grande stigmatisée, se rappelle avec fierté une longue histoire faite de culture et propose, avec cet
ouvrage, un inventaire de son présent tout à fait sympathique et impressionnant. Nous y
découvrons un Limousin arrimé à l’universel et un universel qui a un pied-à-terre en Limousin. Qui
penserait trouver, en feuilletant ce livre, l’évocation de poètes paysans archaïsants sera surpris de
découvrir la densité des réseaux qui relient ce terroir aux multiples facettes de la modernité
littéraire française (et dans certains cas étrangère), plus particulièrement la poésie. Ils sont
nombreux ceux qui, tout en menant une vie provinciale, ont été ou sont présents dans la vie
parisienne. Parcourir cet abécédaire, c’est aller à la rencontre de la littérature du XXe siècle dans ce
qu’elle a de riche, mais parfois étrangement ignoré. Laurent Bourdelas a rassemblé, au gré de
notices intitulées et arrangées avec fantaisie, humour et érudition, une documentation considérable
souvent obtenue de première main auprès des auteurs répertoriés. Dans cet abécédaire où
« cinéma » peut figurer entre « chanoine (et curé) » et « Corrèze », « New York » entre « nage » et
« nonagénaire », des surprises et des plaisirs de rencontre naissent à chaque instant. Les quatre
pages très denses de l’index des noms d’écrivains sont pleines de révélations que l’on ne déflorera
pas. Disons seulement, pour nous en tenir à cet exemple, que beaucoup d’écrivains limougeauds
ou liés au Limousin ont quelque chose de Georges Fourest, l’auteur excentrique de La Négresseet du Géranium ovipare qui, pourtant, vivait comme un bourgeois et, selon le témoignage
blonde
de José Corti, « avait l’air bonhomme d’un chef de bureau de ministère » (voilà qui nous fait
penser au personnel extravagant du « Ministère des dons et legs » de Courteline, magnifiquement
célébré au cinéma par le trop ignoré Yves Mirande). Ajoutons que beaucoup d’autres, cependant,
sont des écrivains graves ou des poètes aux résonances profondes. Tous les noms cités
n’appartenant pas au Limousin ont également droit à leur index (neuf pages sur deux colonnes !).
Il s’y ajoute un autre index, celui des noms de lieux cités – en Limousin, bien sûr, en France, cela
va de soi, mais encore « dans le Monde », ce qui en dit long sur la hauteur de perspective de
l’essai.
13 juillet 2009
Lancement de "Locmalo" de laurent Bourdelas, à Folie! Les Mots... 2009
Le mardi 28 juillet à 17h (entrée libre)
Laurent Bourdelas
lit dans un cadre enchanteur
des extraits de son nouveau livre inspiré par la Bretagne
Locmalo
(éditions Gros Textes)
Festival
« Folie ! Les Mots »
Faux-La-Montagne (Creuse)
Contact: Catherine Villain, 05 55 67 92 93
Dessin de Maël Bourdelas
La Piste aux étoiles
Sous le ciel gris de Riantec passent trois éléphants nonchalants à la queue leu leu, des babouins, un troupeau de lionnes stupéfiantes. L’oeil vieux des pachydermes, leur peau ridée, laissent supposer une antique sagesse. Les voitures et les vélos s’arrêtent, une petite gitane brune les photographie depuis le bord de la route, les vieilles bretonnes sont sorties aux fenêtres. A l’abri, on sent bien que les goélands s’interrogent. Je crois que les éléphants vont sauter par-dessus le muret qui les sépare de la plage blanche, qu’ils vont se mettre en maillot de bain pour traquer les palourdes enfouies, enfiler leurs bouées et sans doute nager jusqu’à Groix comme de drôles de baleines. D’ailleurs, j’en vois un qui enfile déjà ses palmes. Les singes aussi ont échappé aux barreaux de leur cage: les voici accrochés aux réverbères, l’un d’eux, c’est étonnant, porte une coiffe de dentelle blanche et lève en souriant un verre de chouchen. Les lionnes sont entrées à la crêperie d’où sortent les premiers clients par les fenêtres. Un mégaphone installé sur le camion rouge et jaune annonce « La Piste aux étoiles pour un soir seulement! » puis déraille. La petite musique se perd, les éléphants crawlent au large bleu entre les voiles blanches. Les singes jouent au ballon sur la plage, un petit garçon pleure en les regardant. Vous vouliez les enfermer et voilà: c’est le chaos à Riantec.
Tu me dis que les crottes d’éléphants sont comme de grosses pierres jaunes.
Laurent Bourdelas, Locmalo, © Editions Gros Textes, 2009.
« ...L'émotion gronde, se cabre. Ce qui se laisse entrevoir est la vie la plus profonde dont l'image est l'amont. Réunis en scansion, les fragments forment une ronde sur l'île bretonne. Ils inscrivent des légendes qui font de nous des fous de Bassan emportés dans les tourbillons de l'écriture de Bourdelas. Elle évoque un temps ni d'avant, ni d'après mais un présent sans présent ou, si l'on préfère, un présent légendé et dont il est urgent de savourer les moments.»
Extrait de la préface de Jean-Paul Gavard-Perret, critique et universitaire.
« ...Chair cannibale : qui revient ? Chair nourricière. Mythologique et féerique. Maléfique et légendaire : les guerres ont des sorciers pour combattants. Et des sorcières. Métamorphoses, supplices. Morgane et Viviane accueillent ceux qui veulent.
Chair d’asile et d’exil. Chair divine pénétrée de force. Chair de ta chair. Chair du Mékong. Un fleuve jaune coule en toi. Laurent. »
Extrait du texte – postface de Marie-Noëlle Agniau, poète.
Pour commander le livre (6 euros) :
http://rionsdesoleil.chez-alice.fr/GT-Editions.htm
ou :
Yves Artufel
Editions Gros Textes
Fontfourane
05380 Châteauroux-les-Alpes
07 octobre 2009
Laurent Bourdelas dédicace à St-Etienne de Fursac en Creuse
Dimanche 18 octobre 2009, de 9h à 13h et de 14h à 18h
Abécédaire de la littérature du Limousin
Laurent Bourdelas dédicace Locmalo à Limoges
Librairie Page et Plume
Place de la Motte
Samedi 24 octobre 2009







