Le site de l'écrivain et photographe Laurent Bourdelas

Le site officiel de l'écrivain et photographe français Laurent Bourdelas

18 juin 2008

Présentation (s)

Un homme libre

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Laurent Bourdelas est né en 1962 à Limoges. Les Bourdelas sont une très ancienne famille de paysans et de hobereaux. Les Vinoy, du côté maternel, étant une famille bourgeoise du Nord issue de nobles espagnols ayant occupé les Flandres... (voir "Des Champs de fraises pour toujours" - L'Harmattan). Certains furent des "ponticauds" (du quartier du pont St-Martial à Limoges), d'autres liés aux bouchers de la ville.
Il a fait ses études au collège Donzelot de Limoges, au Lycée Gay-Lussac jusqu'en classe de Lettres Supérieures, à la faculté d'Histoire de Limoges, puis a été allocataire de recherches doctorales au Centre d'Etudes Supérieures de la Civilisation Médiévale de Poitiers. Titulaire d'un CAPES d'histoire et géographie depuis 1994, il enseigne à Limoges.
Diplômé en tourisme culturel de l'Université de Limoges, il a également été consultant en tourisme culturel au début des années 1990.
Laurent Bourdelas vit dans la campagne limousine avec l'écrivain Marie-Noëlle Agniau et leurs fils Maël (2002) et Malo (2007) et fait de nombreux séjours à Port-Louis, en Bretagne, où il a été à l'origine, en 2003, du Festival des "Littorales" (avant de le quitter).
Il est producteur de l'émission culturelle "Tendances" sur Rcf (voir
http://www.rcf.fr/Limousin), et dirige la structure culturelle et littéraire L'Indicible frontière. Peu adepte de la langue de bois et de la révérence, mais homme de fidélité et de conviction (bien que nuancé et amateur de Montaigne), il est considéré par certains comme irritant et il est apprécié par d'autres pour les mêmes raisons: son indépendance et sa générosité. Mais l'essentiel, comme l'a écrit l'écrivain Patrick Mialon, c'est de le lire...
Dans son ouvrage "Les Chroniques d'Aubos", le narrateur de "Welcome in paradise" confie avoir été espion dans une autre vie. Il est revenu sur cet aspect de sa vie dans le texte inédit de clôture de son blog :
http://www.bourdelas.canalblog.com

Portrait(s) d'un homme libre, à travers des extraits de: "Laurent Bourdelas, 20 ans d'écriture éditée et d'action culturelle", Encres vives n°321, 2005 (à se procurer 2, Allée des Allobroges, 31 770 Colomiers, 6,10 euros - Direction: Michel Cosem)

"Pas évident donc de trouver une métaphore pour un tel être: un arbre bien enraciné qui regarde de l'autre côté de la terre. Vers une île, une femme, un voyage, un lointain pays..." (Marie-Noëlle Agniau, écrivain et philosophe)

"Il est un homme du Sud, un dilettante qui s'ignore, un poète au style léger en quête d'ataraxie" (Olivier Frébourg, écrivain)

"...l'homme de lettre qui ne s'est jamais vraiment remis de son enfance ou plutôt adolescence. Qui a le goût du voyage, de l'exotisme, de la chose rare, de l'accident et du hasard esthétique." (Patrick Mialon, écrivain et critique d'art)

Un "cueilleur d'impressions..." (Georges Landais, poète et journaliste)

"Il n'est après tout qu'un gentleman dont le coeur est plein d'amour et de tendresse." (Isabelle René)

"Laurent Bourdelas est un aventurier toujours en partance, peut-être déjà parti (...) Il a d'innombrables fenêtres dans son futur, comme si son futur était déjà un présent; des fenêtres pour être heureux, heureux d'être dans la vie, quand la vie est dans les autres." (Alain Lacouchie, poète).

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Avant la représentation de La Calobra, une création du collectif Wild Shores, d'après le texte de Laurent Bourdelas, Théâtre Expression 7, Limoges, le 2 mai 2008: à gauche, Marc Roques, du collectif; à droite, Laurent Bourdelas.

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Critiques

Regard extérieurs

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Laurent Bourdelas lit "Les Chroniques d'Aubos" à Bellac, avec le chanteur Bernart Combi et le musicien Olivier Peirat, 23 mai 2008.

"Est-ce que la littérature du temps "mérite" votre livre?"
Jean-Paul Gavard-Perret, à propos des "Chroniques d'Aubos"

"Dans un Limousin de Far West", les Chroniques d'Aubos vues par le critique Jean-François Julien (Le Populaire du Centre du 17 avril 2006):

Laurent Bourdelas est un peintre. Les petits évènements, les personnages qui habitent son univers n'échappent pas à la vigilance de son stylo. Véritable promeneur, Laurent Bourdelas remonte les sentiers de l'histoire, rejoint la vallée de son enfance, puis sillonne le Pays de Pierre-Buffière où il vit aujourd'hui. Fondateur de L'Indicible frontière, Laurent Bourdelas a réuni, dans "Chroniques d'Aubos", des textes épars écrits entre 2001 et 2005. Les remières pages sont consacrées à cette maison où il habite depuis 1995. Une sorte de serre où fleurissent les poèmes et les textes. Non sans tristesse, il voit pousser autour de son domaine les pavillons roses. L'auteur regrette le temps des châteaux. Dans les forêts environnantes où vaque son imagination, il croise parfois les fantômes des moines, des seigneurs et des bandits. Mais sous les coups de feu des chasseurs, les ombres s'effacent et la rêverie s'effondre comme une biche blessée.
Bourdelas compare le Limousin au Far West. Dans ces décors peuplés de vaches limousines passe parfois une mobylette orange. L'écrivain l'observe avec malice et s'interroge sur la vie de l'étrange cavalier qui chevauche ce pétaradant destrier. Laurent Bourdelas sort souvent des sentiers battus. En le suivant, le lecteur découvre des sites insolites et mystérieux. S'il est attaché au lieu, Laurent Bourdelas apprécie les monuments littéraires. Bien sûr, il y a les génies, les philosophes qui se sont imposés à lui au Lycée Gay-Lussac. Et puis il y a les découvertes personnelles. Lors de ses multiples fugues littéraires, il s'est réfugié chez Agatha Christie, Astérix, chez les historiens, les théologiens et les auteurs de science-fiction. Sensible à l'oeuvre de Rebeyrolle, Laurent Bourdelas observe avec humilité la souffrance, la torture et la mort qui s'expriment sur les immenses toiles du musée d'Eymoutiers. A travers les regards que porte l'auteur sur l'existence, sur son environnement, le lecteur se retrouve. Il perçoit les mêmes émotions, les mêmes sensations. Laurent Bourdelas sait faire parler son coeur. Il y a dans ce texte une grosse épaisseur émotionnelle."

"Les Chroniques d'Aubos"(2006), vues par Jean-Paul Gavard-Perret, critique et universitaire (Université de Haute-Savoie):

Dire. Raconter. Sans omettre une ligne. Tenir le fil (par le bon bout?). Tenir à ces fils perdus, voir quand ils cassent. Tenter de voir, de savoir, de regarder enfin. Se regarder. Regarder l'image à travers ces lambeaux épars. L'image mais pas dans le miroir: dans le labyrinthe et l'écart. Il y a ainsi l'écart de l'oeuvre comme il y a un écart du temps. Ne pas en effacer la matérialité, ne pas en enlever la texture. Avec une multitude de possibilités pour les suivre dans leur labyrinthe. Avec cette dynamique féconde qui n'immobilise rien au moment où tout semble en arrêt (sur image). Oui, toutes ces possibilités sauf peut-être celle d'en sortir. Juste l'appréhension d'un champ, d'un chant. Etre ainsi dans l'oeuvre sans y être, voir à travers, saisir dans cette masse ce que Beckett percevait: non la choseté de la chose mais la "choséité". Le sens et le son d'un destin. Rien d'autre d'une vie, cette masse. Cette matière. Ce repli. Voir le visible ne suffit plus. Il faut aller plus loin, voir à travers. Il s'agit de voir le voir: comment nous voyons lorsque nous voyons.
Là le sens peut-être de l'oeuvre de Laurent Bourdelas. Rejoindre ainsi une expérience originelle de la traversée du monde/monde: l'oeil ému par l'impact du monde - hors artéfact. Car par l'écartement, l'auteur fait éclater le monde. La couleur est à l'intérieur même lorsqu'elle est noire ou rose. Avec cettemusique minimale et le "sans pourquoi" d'un tel choix - qui n'est plus le "sans pourquoi" des mystiques et qui parfois sait rapporter loin de tout sérieux les incidents de parcours: "Je te nique ta race si tu touches à mes chiens" hurle une ravissante brune tandis que le narrateur se bat avec une lourde valise.
Avec aussi la masse fictionnelle qui dans ses monstrations ajoure, s'ajoure à mesure qu'elle s'épaissit. Donc, une nouvelle fois, penser en terme de naissance. Il y a là cette violence douce (presque une caresse - celle de la paternité) maîtresse des émotions les plus fortes. Il s'agit de traces-choses et non de traces-signes. Il ne s'agit pas de langage-outil
mais de langage poétique. Quelque chose se passe. Dans le silence. Où tout finit, où tout commence. Ainsi, en cette visibilité-matière, dans cet écho, le tracé du corps, le corps invisible pour cette réactivation de l'émotion première. La seule.
Il y a le gouffre. Et le gouffre du corps. Il y a le cirque du monde. Entre les deux le clivage et l'ouverture provoquée par la fiction. Elle dit ce qui sépare. Elle dit gouffre dans le corps et dans le monde, elle profère par plaques le creux d'un lieux original, originel, protéiforme, ouvert et suspendu (entre le comble du transitoire et l'immobilisation). Cirque, gouffre, labyrinthe: voilà ce qui hante cette oeuvre où se découvrent les traces, les fêlures, les accrocs en une langue séparéede ce qu'elle montre, une langue qui sépare et appelle. Et l'auteur lui-même séparé forcément. L'auteur tourné, retourné sur lui-même en son labyrinthe intérieur. D'une certaine manière il n'y a de corpus que là où l'espace mental et le visible permutent. L'important, c'est ce trajet vers, dans, par le silence. Au nom de cette masse, de ce cratère immense.

"Une indéniable qualité d'écriture..." (Jacques Morlaud, L'Echo, 28 avril 2006)

(avril 2006)

"Sombre nuit où fut ma mort", poèmes, 2006, vu par Marie-Clotilde Roose, animatrice du Cercle de la Rotonde (Bruxelles), poète et philosophe.

...Sombre nuit où les mots brandissent des épées de lumière contre les maux, des mots remplis de poignante douceur et nostalgie profonde: "j'écris déjà le poème de ta perte". Si le titre n'était si explicite, et aussi le dernier texte, on ne se douterait pas de la souffrance qui le tenaille, car le recueil n'est pas plaintif, il évoque la douleur en la regardant avec cette distance qui la rend presque étrangère; l'auteur vole avec ses rêves au-dessus des jardins sombres, "les volets ouverts", il se promène sur des lieux de pélerinage, il accomplit des riteslà où "les lavandières ont disparu": travail de mémoire et traces pour un grand passage pressenti, redouté, accepté, traversé. Et la traduction - passage vers - en occitan, participe d'une mélopée initiatique, dirait-on, du chant shamanique visant à perdre la douleur dans l'incantation elle-même...

(avril 2006)

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"Grand connaisseur de la littérature contemporaine, auteur accompli lui-même, historien et journaliste, Limousin de naissance et de cœur, Laurent Bourdelas avait toute légitimité pour dresser un panorama historique de la littérature en Limousin.
Forcément partial puisque portée par une seule voix, cet ouvrage d’une grande érudition aurait pu être lourd à digérer (toute la littérature du Limousin de l’Antiquité à nos jours…), mais il bénéficie d’une forme très agréable, celle de l’abécédaire, qui permet de piocher dans cette somme et de se replonger régulièrement dans l’ouvrage. Un double index (entrée par auteur, entrée par nom de lieux) et une conséquente bibliographie complètent agréablement un volume indispensable à tout amoureux de la littérature et du Limousin, ce que Laurent Bourdelas est assurément."

(Centre régional du livre du Limousin, à propos de Du pays et de l'Exil - Un Abécédaire de la littérature du Limousin, Les Ardents Editeurs, 2008).

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Ecrivain?

Traquer l'écart

Depuis l'enfance, Laurent Bourdelas écrit: des poèmes, de la prose, des fragments de prose.
Son travail porte sur les lieux, la mémoire familiale (comme l'écrivait le philosophe allemand Walter Benjamin: "s'approcher de son propre passé comme un homme qui fouille...") et historique, se nourrit de multiples références littéraires, picturales et musicales. Son goût pour l'ailleurs a fait écrire à Joseph Rouffanche qu'il était le chantre d'un "exotisme revisité".
De très nombreux critiques et écrivains ont écrit qu'il menait une oeuvre importante, sans bruit et en toute liberté...
A lire absolument, le "spécial" que lui a consacré Encres Vives (voir catalogue).
En 2008, il se consacre exclusivement (ou presque) à l'écriture d'un roman, vaste fresque familiale des années 20 à 60, inspiré par la saga de sa famille maternelle, autour de la figure totemique de son grand-père.

A propos des "Chroniques d'Aubos" (2006): "Tous les vents du monde y soufflent, celui des vieux âges établis à demeure dans la montagne limousine, celui, désenchanté, désolant, qui s'est levé sur la terre. Je me plaisais à imaginer que notre campagne avait été épargnée. Mais les hordes chasseresses, les occupants des pavillons années 60, le marcheur échappé du film de Wenders sont là, semble-t-il, pour vous rappeler qu'une ère nouvelle a commencé..."
(Pierre Bergounioux, écrivain, 10 avril 2006)

A propos du même livre: "C'est savoureux et libre. Refus des contraintes. Lecture excitante, émouvante. Belle saveur d'humanité. Liberté contagieuse qui émancipe, qui libère."
(Joseph Rouffanche, poète, Prix Mallarmé,3 avril 2006)

"Le premier texte, par le sujet, par l'élégance tranquille de la forme, par la sérénité du propos... j'ai cru me retrouver dans "Les Matinales" de Chardonne... vous savez... le bonheur des jours en leurs matinées..." (Claude Cailleau, poète, spécialiste de Reverdy, 19 juillet 2006)

"Sortir de la littérature pour mieux y entrer - et pour mieux y faire entrer le monde - demeure la tache inépuisable du travail secret de Laurent Bourdelas qui n'en finit pas de traquer l'écart et les lieux de silence. Et ce dans un seul but ou plutôt un seul sens: chercher l'humain par cet écart, permettre ce qui n'est qu'un effort de présence à soi à travers les paysages de l'ailleurs, ailleurs non seulement géographique mais qui se nourrit par la peinture, la musique et jusqu'à l'histoire du christianisme..." (suite dans Encres vives n°321).
(Jean-Paul Gavard-Perret, critique et universitaire)

ANECDOTE: Laurent Bourdelas s'est découvert un homonyme spécialiste des poissons tropicaux sur le web... C'est ce qui lui a donné l'idée d'écrire le texte "Le Chemin des indigotiers" devenu un livre en 2003...!

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Lancement de l'Abécédaire de la littérature du Limousin, salon bleu de l'Hôtel de Ville de Limoges, 22 mai 2008, accueilli par Monique Boulestin, 1ère adjointe au Maire et députée.

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Photographie

Hors des clichés

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Nouveaux travaux, juin 2008

Laurent Bourdelas mène un travail photographique depuis les années 1980. Il a participé à diverses expositions collectives et individuelles, ses photographies ont été publiées et parfois primées.
Après avoir beaucoup pratiqué l'art du portrait et du nu en noir et blanc, il se consacre aujourd'hui presque exclusivement à des "parcours" photographiques accompagnés de textes littéraires:

en 2000, participation au parcours étoilé du plasticien Max Grandjean (exposition collective CAUE Limoges)

en 2003, "Rue d'enfance", exposition "invitée d'honneur" de "Lire à Limoges": 30 photographies de L.Bourdelas exposées au Pavillon de l'Orangerie du Palais de l'Evêché de Limoges, avec des textes de plusieurs écrivains invités dont Georges-Emmanuel Clancier. (Des centaines de visiteurs sont venus voir cette exposition).

en 2004, "Pierre Buffière, un parcours".

en 2006, "Bruxelles chérie", salon de la revue de Limoges, Pavillon du Verdurier, 16-18 juin, puis, été 2006: galerie municipale de Saint Mathieu (87/PNR).

janvier 2007: "Le Chant d'Oradour", Palais du Luxembourg (Paris), Paris.

juin 2008: "Et si nous en appellions à nos âmes?", Office du tourisme de Bellac.

Travaux photographiques visibles sur: http://www.bourdelas.canalblog.com

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Les livres de Laurent Bourdelas

Commandez aujourd'hui!

Les ouvrages indiqués ci-dessous sont ceux qui sont toujours disponibles chez l'éditeur en avril 2006 - Il ne s'agit donc pas d'une bibliographie complète... (Laurent Bourdelas a publié 21 livres, des textes dans de très nombreux journaux et revues).

Chez les Ardents Editeurs (Limoges): "Du pays et de l'Exil - Un Abécédaire de la Littérature du Limousin", postface de Pierre Bergounioux, lettrines d'Alain Duban, 16 x 22 cm, 224 pages, 20 euros. http://www.lesardentsediteurs.com
Un livre essentiel pour ceux qui aiment le Limousin et ceux qui adorent la littérature, la poésie et le théâtre; de l'Antiquité à 2008, retrouvez des auteurs qui comptent et des auteurs oubliés: Michon, Clancier, Bergougnioux, Millet, Rouffanche...

Diffusion L'Indicible frontière, "Villa Clio", F-87 260 Vicq-sur-Breuilh (ajouter 1,98 euros pour le port):

"la Calobra", poèmes de Majorque, Editions Eolia, 10 euros. Sélection Prix Littérature insulaire d'Ouessant 2007.

"Les Chroniques d'Aubos", fragments, Le Luy de France, Orthez, 10 euros.

"Le Chemin des Indigotiers - Fragments de Port-Louis" (salué par France Culture), 10 euros, derniers exemplaires.

Aux Editions L'Harmattan (Paris):

"Des Champs de fraises pour toujours", l'histoire de 3 générations, de 1930 à 1980, celle de la famille de l'auteur, entre guerre, résistance et "années lycée" (70), 11 euros.

"Le Paris de Nestor Burma - L'Occupation et les trente glorieuses de Léo Malet", un essai très fouillé de près de 200 pages.

Aux éditions Encres Vives (Michel Cosem), 2 allée des Allobroges, 31 770 Colomiers (6,10 euros l'unité/format A4):

"Où l'océan devient piscine et chants d'oiseaux" (derniers poèmes inédits de l'auteur)

"Sombre nuit où fut ma mort", poèmes

"Laurent Bourdelas, 20 ans d'écriture éditée et d'action culturelle", pour tout connaître de cet auteur: témoignages d'écrivains et d'amis, textes inédits, photos, critiques, extraits de lettres reçues...

"Et je reviens encore au Port-Louis", poèmes

"fragments d'un Journal de la Compagnie des Indes", poèmes

"La Petite femme de chambre asiatique", récit du Belles Rives, l'hôtel de Fitzgerald au Cap d'Antibes

Editions Lucien Souny (Limoges):

"Châlucet en Limousin, site historique, site romantique" (un best-seller!), monographie avec de nombreuses photographies sur ce site archéologique et naturel majeur du Limousin, avec ses 2 forteresses médiévales, que l'auteur a très largement contribué à sauver de 1992 à 1997.

"Plaidoyer pour un limogeage", un essai à lire pour (re)découvrir Limoges, y compris (et surtout?) si on ne la connaît pas... Idéal pour préparer un séjour. Drôle et décapant.

Laurent Bourdelas publie dans de nombreuses revues, dont L'Indicible frontière (dans chaque numéro). A lire dans celle-ci son essai sur "La Peau des femmes" (n°8, juin 2006, 10 euros).

Participation à "Algérie, je t'écris!", Télérama hors-série, 2001, 7,20 euros, texte lu sur scène par A.Ascaride.

Dans "Machine à feuilles" n°21, son texte sur la B.D. intitulé "Le Pied-Tendre" (Centre régional du livre en Limousin -ALCOL, 13 bd Victor Hugo, 87 000 Limoges, 4,50 euros).

Voir aussi les revues Ici è là (Guyancourt) ou Diérèse.

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26 mai 2009

Le compte-rendu de l'Abécédaire de la littérature du Limousin dans Histoires littéraires

Laurent Bourdelas,

Du pays et de l’exil. Un abécédaire de la littérature du Limousin.

Postface de Pierre Bergounioux (Les Ardents Éditeurs, 2008, 224 p., 20 ). Le régionalisme n’est

plus ce qu’il était et la province n’est plus une exoplanète perdue dans un vide sidéral. Limoges, la

grande stigmatisée, se rappelle avec fierté une longue histoire faite de culture et propose, avec cet

ouvrage, un inventaire de son présent tout à fait sympathique et impressionnant. Nous y

découvrons un Limousin arrimé à l’universel et un universel qui a un pied-à-terre en Limousin. Qui

penserait trouver, en feuilletant ce livre, l’évocation de poètes paysans archaïsants sera surpris de

découvrir la densité des réseaux qui relient ce terroir aux multiples facettes de la modernité

littéraire française (et dans certains cas étrangère), plus particulièrement la poésie. Ils sont

nombreux ceux qui, tout en menant une vie provinciale, ont été ou sont présents dans la vie

parisienne. Parcourir cet abécédaire, c’est aller à la rencontre de la littérature du XXe siècle dans ce

qu’elle a de riche, mais parfois étrangement ignoré. Laurent Bourdelas a rassemblé, au gré de

notices intitulées et arrangées avec fantaisie, humour et érudition, une documentation considérable

souvent obtenue de première main auprès des auteurs répertoriés. Dans cet abécédaire où

« cinéma » peut figurer entre « chanoine (et curé) » et « Corrèze », « New York » entre « nage » et

« nonagénaire », des surprises et des plaisirs de rencontre naissent à chaque instant. Les quatre

pages très denses de l’index des noms d’écrivains sont pleines de révélations que l’on ne déflorera

pas. Disons seulement, pour nous en tenir à cet exemple, que beaucoup d’écrivains limougeauds

ou liés au Limousin ont quelque chose de Georges Fourest, l’auteur excentrique de La Négresseet du Géranium ovipare qui, pourtant, vivait comme un bourgeois et, selon le témoignage

blonde

de José Corti, « avait l’air bonhomme d’un chef de bureau de ministère » (voilà qui nous fait

penser au personnel extravagant du « Ministère des dons et legs » de Courteline, magnifiquement

célébré au cinéma par le trop ignoré Yves Mirande). Ajoutons que beaucoup d’autres, cependant,

sont des écrivains graves ou des poètes aux résonances profondes. Tous les noms cités

n’appartenant pas au Limousin ont également droit à leur index (neuf pages sur deux colonnes !).

Il s’y ajoute un autre index, celui des noms de lieux cités – en Limousin, bien sûr, en France, cela

va de soi, mais encore « dans le Monde », ce qui en dit long sur la hauteur de perspective de

l’essai.

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13 juillet 2009

Lancement de "Locmalo" de laurent Bourdelas, à Folie! Les Mots... 2009

Le mardi 28 juillet à 17h (entrée libre)

Laurent Bourdelas

lit dans un cadre enchanteur

des extraits de son nouveau livre inspiré par la Bretagne

Locmalo

(éditions Gros Textes)

facture

Festival

« Folie ! Les Mots »

Faux-La-Montagne (Creuse)

Contact: Catherine Villain, 05 55 67 92 93

Dessin de Maël Bourdelas

La Piste aux étoiles

            Sous le ciel gris de Riantec passent trois éléphants nonchalants à la queue leu leu, des babouins, un troupeau de lionnes stupéfiantes. L’oeil vieux des pachydermes, leur peau ridée, laissent supposer une antique sagesse. Les voitures et les vélos s’arrêtent, une petite gitane brune les photographie depuis le bord de la route, les vieilles bretonnes sont sorties aux fenêtres. A l’abri, on sent bien que les goélands s’interrogent. Je crois que les éléphants vont sauter par-dessus le muret qui les sépare de la plage blanche, qu’ils vont se mettre en maillot de bain pour traquer les palourdes enfouies, enfiler leurs bouées et sans doute nager jusqu’à Groix comme de drôles de baleines. D’ailleurs, j’en vois un qui enfile déjà ses palmes. Les singes aussi ont échappé aux barreaux de leur cage: les voici accrochés aux réverbères, l’un d’eux, c’est étonnant, porte une coiffe de dentelle blanche et lève en souriant un verre de chouchen. Les lionnes sont entrées à la crêperie d’où sortent les premiers clients par les fenêtres. Un mégaphone installé sur le camion rouge et jaune annonce « La Piste aux étoiles pour un soir seulement! » puis déraille. La petite musique se perd, les éléphants crawlent au large bleu entre les voiles blanches. Les singes jouent au ballon sur la plage, un petit garçon pleure en les regardant. Vous vouliez les enfermer et voilà: c’est le chaos à Riantec.

            Tu me dis que les crottes d’éléphants sont comme de grosses pierres jaunes.

            Laurent Bourdelas, Locmalo, © Editions Gros Textes, 2009.

« ...L'émotion gronde, se cabre. Ce qui se laisse entrevoir est la vie la plus profonde dont l'image est l'amont. Réunis en scansion, les fragments forment une ronde sur l'île bretonne. Ils inscrivent des légendes qui font de nous des fous de Bassan emportés dans les tourbillons de l'écriture de Bourdelas. Elle évoque un temps ni d'avant, ni d'après mais un présent sans présent ou, si l'on préfère, un présent légendé et dont il est urgent de savourer les moments.»

Extrait de la préface de Jean-Paul Gavard-Perret, critique et universitaire.

« ...Chair cannibale : qui revient ? Chair nourricière. Mythologique et féerique. Maléfique et légendaire : les guerres ont des sorciers pour combattants. Et des sorcières. Métamorphoses, supplices. Morgane et Viviane accueillent ceux qui veulent.

Chair d’asile et d’exil. Chair divine pénétrée de force. Chair de ta chair. Chair du Mékong. Un fleuve jaune coule en toi. Laurent. »

Extrait du texte – postface de Marie-Noëlle Agniau, poète.

Pour commander le livre (6 euros) :

http://rionsdesoleil.chez-alice.fr/GT-Editions.htm

ou :

Yves Artufel

Editions Gros Textes

Fontfourane

05380 Châteauroux-les-Alpes

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07 octobre 2009

Laurent Bourdelas dédicace à St-Etienne de Fursac en Creuse

Dimanche 18 octobre 2009, de 9h à 13h et de 14h à 18h

Abécédaire de la littérature du Limousin

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Laurent Bourdelas dédicace Locmalo à Limoges

Librairie Page et Plume

Place de la Motte

Samedi 24 octobre 2009

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